Black History Month : Laid Bare podcast

“Charlotte, I am masturbating. I told you I’d be doing that all day today”

Pour ce 1er jour du Black History Month, j’ai décidé de vous parler de Laid Bare Podcast et du trio qui est derrière.

Ce podcast, “For the sex positive and opinionated!”, est devenu un rendez-vous immanquable pour moi depuis un peu plus d’un an.

Derrière Laid Bare se trouvent trois femmes noires britanniques : la journaliste, sexpert et auteure, Dami Olonisakin, aka Oloni;  l’auteure et blogueuse sexe Shakira Scott, aka Scotty Unfamous; et la modèle et blogueuse Shani Jamilah, aka SJ ou Bad B SJ.

Avant son lancement sous forme de podcast en octobre 2018, Laid Bare c’était une plateforme de discussions lancée par Oloni et Scotty. Mais si le titre, “Laid Bare” (mis à nu), est évocateur, sachez qu’il concerne plus que le sexe, la sexualité, ou les relations. Les trois présentatrices discutent de sujets très larges, qui ont trait à la santé (mentale, physique, sexuelle), à la société, et à la culture (et à la pop culture) au sens large, avec une attention accrue portée sur les personnalités noires, qu’elles soient Britanniques ou Américaines.

Informatif, drôle et vraiment inclusif, ce podcast propose une mise à nu de nos désirs, de nos tabous, de nos contradictions, ou encore de nos valeurs en tant qu’êtres humains, et communautés. Ainsi, Il ne s’inscrit pas seulement dans le genre du commentaire sur des faits et pratiques de société, mais aussi dans celui du conseil et de l’entraide, puisqu’à chaque émission, elles répondent aux dilemmes des auditeurs et internautes.

À l’occasion, elles sont accompagnées par des invités, de tous horizons, genres et sexualités, qui apportent leur point de vue, et parfois aussi une expertise particulière, comme récemment Madame Storm, Dominatrix et coach de confiance en soi pour les femmes ; la modèle transgenre Dani St James ; ou encore le duo Come Curius. Quant aux hommes, loin d’être mis à l’écart, ils sont encouragés à donner leurs points de vue et éclairages, à l’image du chanteur One Acen,  ou du DJ Unkle K.

Ce qui me touche particulièrement dans leur approche, c’est leur liberté de parole et de ton, leur amitié évidente et cette volonté commune d’éduquer, de déculpabiliser, et de dédramatiser tous les sujets qu’elles abordent. Qu’il s’agisse de parler de plaisir féminin, de consentement, de BDSM ou de kins en général, de casual sex, de friendzone, de ghosting, de masturbation, ou encore de dépucelage, Oloni, Scotty et SJ, par leurs propres expériences entre autres, contribuent à lever des tabous, à promouvoir l’éducation sur ces sujets et à donner des ressources, surtout dans la communauté noire et chez les jeunes, et à (re)donner confiance en elles aux femmes qui les écoutent.

Elles responsabilisent aussi leur audience, dans laquelle se trouve beaucoup de femmes et de jeunes filles noires, les poussent à se remettre en question, et les aident à (re)prendre le contrôle de leur sexualité, de leurs désirs et de leurs actions en général.

L’empowerment, ou empouvoirement, est un concept très utilisé depuis quelques années, et Laid Bare fait partie des acteurs dans la diaspora africaine qui font ce travail.

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