Coup d’envoi du 10ème Panorama du Cinéma Grec au Grand Action

Le 10ème Panorama du Cinéma Grec contemporain s’ouvre aujourd’hui au cinéma Le Grand Action et se déroulera jusqu’au dimanche 24 mars. L’occasion de (re)découvrir les talents et le cinéma peu connus d’un de nos voisins européens, dans une sélection concoctée par un comité mené par le Centre du cinéma grec à Athènes.

Parmi la vingtaine de cinéastes représentés dans ce festival non-compétitif, les sujets traités sont éminemment politiques. Dans les temps forts de ce panorama, il faut souligner la présence du documentaire de la journaliste Babis Makridis, Aube Dorée, une affaire personnelle (2016), en projection le dernier jour, suivi de discussions. Son investigation dans le parti néo nazi grec, Aube Dorée, dure depuis plusieurs années et retrace avec ce film les motifs et les événements qui ont permis sa formation et sa prise d’ampleur dans le pays, mais aussi l’émulation qu’il a suscité en Europe, ainsi que les parcours de ses membres proéminents.

La même après-midi sera projetée une fiction de Pantelis Voulgaris, La Dernière Note, sortie en 2017 et basée sur l’exécution le 1er mai 1944 de 200 prisonniers politiques Grecs, au camp de concentration allemand de Chaïdári, dans la banlieue d’Athènes. Connus comme les 200 de Kaisariani, ces prisonniers ont été assassinés en représailles de la mort d’un général Allemand aux mains des Résistants Grecs de l’Armée populaire de libération nationale grecque (ELAS).

Ne m’appelle pas étranger (titre originel : Don’t call me a stranger, 2016) d’Ariadne Koutsaftis, en séance le 23 mars, lui, traite du périple migratoire des réfugiés qui arrivent aux larges des côtes grecques, de leurs terres aux portes de l’Europe, et leur sort. En 2015, selon la réalisatrice, plus d’un million de réfugiés sont arrivés sur le continent par la Grèce, alors que plusieurs milliers sont morts dans la traversée. Ce documentaire fait non seulement le constat de ce désastre humanitaire, mais laisse la part belle aux parcours, récits et anecdotes personnels de ces réfugiés.

Une mention particulière pour Her Job de Nikos Labôt, un film de fiction sur l’émancipation forcée d’une femme au foyer illettrée, Panayiota, dans l’Athènes de la crise actuelle. Sous ce fond social tragique, se joue bien plus qu’une émancipation financière, elle est aussi physique et morale. De la domination patriarcale à celle du marché du travail, cette femme va se révéler à elle-même, découvrir ses forces, et réclamer son identité et sa liberté.

Nombreux sont ceux et celles préoccupés par des thèmes tels que la famille, l’amour, la perte, l’adolescence, l’adoption ou encore la solitude. À l’image des cinéastes Dora Maskalavanou avec Polyxeni, d’Elina Psykou avec Le Fils de Sofia ou de Babis Makridis avec Pity.

Pour le programme complet, rendez-vous sur le site du Grand Action.

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