Afropunk Paris 2018: une édition au rythme de la coupe du monde de foot

Le week-end dernier (14-15 juillet) se déroulait la finale de Coupe du Monde de Foot, et à La Villette il y avait le festival Afropunk. C’était l’occasion de rencontrer de nouvelles et de plus anciennes têtes, venues des 4 coins du monde, mais aussi de plus près.

Afropunk est, pour moi, synonyme de communauté, de bonnes musiques, de supers vibes, de retrouvailles aussi.

Cette 2ème édition d’Afropunk Paris m’a donné l’opportunité de renouer avec des contacts faits tout au long de l’année, et de la précédente. Ainsi, j’ai pu passé le week-end en compagnie de la peintre Marianne C. Sané (a.k.a. Soulkenstein), de la plasticienne Massogona Sylla, des photographes Lamine (aka Pellell) ou encore Christin Bela (La France Cachée), à rire, tchatter, danser et chanter à en perdre la voix.

Cette année, j’ai constaté un sérieux virage dans la fréquentation du festival. Si Afropunk est THE place to be pour montrer ses couleurs, sa fierté d’être ceci ou cela, d’afficher son héritage, son style ou encore son talent, il était manifeste cette année que beaucoup était venu avec l’idée non seulement de se montrer mais de se faire voir et remarqué. Samedi comme dimanche, la course à la tenue et à la coiffure la plus flamboyante, excentrique, originale, m’as-tu-vu battait son plein. Certains manquaient de subtilité, ou peut-être n’était-ce pas leur intention, tandis que d’autres transpiraient l’opportunisme et la vulgarité (dans son sens premier).
Mais la surenchère (et l’appropriation) est sans doute inévitable étant donné l’ampleur qu’a prise Afropunk à l’international et sur la scène parisienne. C’est un rendez-vous attendu de tous, une chance formidable de networker et de sympathiser avec des frères et sœurs du monde entier, ainsi que d’échanger sur nos cultures et nos expériences. Une ouverture au monde immanquable. J’espère simplement qu’Afropunk restera un espace noir, d’expressions et de rencontres avant tout entre nous.

Petit plus de cette édition : l’espace était beaucoup plus grand et aéré. Les créateurs étaient nombreux, et des projets comme NOFI ou Cinewax ont pu mettre en avant leur travail. Par ailleurs, j’ai fait la découverte du poke (ou poké) vegan version Canal Poké, qui a ouvert près du Canal Saint-Martin (rue Bichat) il y a peu. Un petit plaisir que je me suis fait pendant ce week-end avec leur jus de gingembre (et autres déclinaisons) fait maison.  Un mélange frais, simple et très copieux, mais qui ne pèse pas sur l’estomac !

 

Côté concerts, la programmation annonçait du lourd cette année encore et, à l’exception de l’annulation de D’Angelo, n’a pas failli. La chanteuse Mahalia a fait sa plus grande scène parisienne de l’année, après un passage remarquable et remarqué au Pop-up du label en mars et au Badaboum en avril. Cette performance confirme la montée de cette jeune femme talentueuse et très terre-à-terre, que j’ai eu l’occasion d’interviewer pour Cocy.

Mais la claque de samedi a clairement été Nneka pour moi. Sa présence, sa voix et ses textes transportent et donnent le frisson. La chanteuse nigériane est absolument divine à écouter et à regarder s’exprimer. Elle est une de ses artistes dont la scène et le live amplifient le talent. Elle donne tout : incarne sa musique et ses textes, et sa performance ne vous laisse pas indemne !

Estère, elle aussi présente le 14, a été une découverte intéressante. J’ai aimé sa voix et ses sons essentiellement électriques. Des accents technos ou encore hip-hop sont notables, mais les influences sont très diverses et la voix n’y est pas noyée par les effets machiniques. Pour elle, c’est du “electric blue witch-hop”. D’une chanson à l’autre, difficile d’avoir une attente. C’est surprenant mais toutefois agréable.

Passée la découverte, mon attente principale était pour SZA. La déception fut tout aussi importante. Si son énergie sur scène était sans conteste, sa voix, elle, était cassée et nettement en deçà de sa qualité habituelle. Vraiment dommage !

Le lendemain a laissé place a une journée particulière : poyur la France car il y avait la finale de la Coupe du Monde de Foot, et pour moi car Maxwell et Damian « JR. Gong » Marley étaient de la partie.

L’un comme l’autre ont su mettre le feu dans les corps et les coeurs des festivaliers, moi compris. Leurs performances étaient toutes les deux remarquables, mais une mention spéciale doit être donnée à Maxwell et son groupe, dont l’énergie nous a fait perdre l’esprit, au point d’oublier les derniers métros, et de devoir marcher car les Noctambus n’ont pas circulé cette nuit-là.

Avec Nneka, la performance de Gary Clark Jr. est celle qui m’a le plus marquée. Il a doucement ouvert son concert par une reprise sublime de Come together, avant d’enchaîner ses morceaux, tout aussi puissants et magnifiques les uns que les autres. Un plaisir des sens qui m’a semblé très court mais qui valait tellement le coup. Si jamais vous avez l’occasion de le voir live, n’hésitez pas une seconde. Son talent est incroyable (ses musiciens aussi) et ses albums ne rendent justice ni à ses textes, ni à sa voix et encore moins à ses talents de guitariste.

Afropunk, c’est aussi l’occasion pour moi de m’adonner à la photographie (photos à venir sur mon site photo).

Cette année encore AFROPUNK PARIS DID THE DAMN TING !

Vivement l’année prochaine !

Crédits cover photo: ©Afropunk LLC

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