Anna Banti : Historienne de l’art

Née Lucia Lopresti en 1895 à Florence et morte en 1985, Anna Banti était une brillante critique et historienne de l’art, mais aussi une romancière et traductrice de renom. En 1914, alors étudiante au lycée à Rome, elle devient l’élève de l’historien et critique de l’art Roberto Longhi (1890 – 1970), connu pour ses célèbres études sur Piero della Francesca, sur Gentileschi, Le Caravage, ou encore Velasquez. Et lorsque Longhi, devenu son époux en 1924, pense à fonder la revue « Paragone », elle préside à sa création. C’est donc tout naturellement qu’elle devient en 1950, la directrice de la section littéraire et ce jusqu’à la mort de Longhi en 1970. Une revue qu’elle contribuera à ériger au rang d’institution dans le milieu de la critique et de l’histoire de l’art, à l’échelle internationale.

Ce n’est qu’à partir de 1937, année de publication de son premier roman, Itinerario di Paolina, que Lucia Lopresti, déjà auteure de nombreux écrits sur l’histoire de l’art, prend le pseudonyme d’Anna Banti.

Avec Artemisia, elle signe son 4e roman qu’elle consacre à une figure majeure de l’histoire de l’art : Artemisia Gentileschi. Ou comme Alexandra Lapierre écrit dans son livre, également intitulé Artemisia : « Artemisia raconte l’aventure de l’une des premières grandes femmes peintres de l’histoire, une femme qui brisa toutes les lois de la société afin de conquérir la gloire et la liberté. [1]». Ce roman, qu’Anna Banti a dédicacé à son époux, mentionné sous les initiales R.L., remonte les horloges du temps pour narrer l’enfance, l’adolescence, la vie et la mort d’Artemisia Gentileschi, née à la fin du XVIe siècle.

Ce roman historique peut être résumé par la phrase suivante : « Un roman historique ou un roman qui ait pour sujet un personnage historique est et ne peut pas être qu’une œuvre d’imagination, fidèle au temps et au personnage, certes, mais fidèle aux faits seulement dans la mesure où les faits peuvent offrir un canevas vraisemblable » (Susan Vreeland, La passione d’Artemisia, tr. it. De Francesca Diano, Venise, Neri Pozza, 2002.).

Je vous invite à lire mon article sur Artemisia pour en apprendre davantage sur cette artiste.

 

Image: Droits réservés

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